vendredi 3 décembre 2010

Une étrange commis à l'animalerie par Megan

Cette histoire commence par une belle journée ensoleillée.  Après  sa dure journée de travail comme gouvernante, Mlle Charlotte voulait entreprendre un long voyage car elle avait besoin de repos.  C’est ainsi qu’elle appela  pour réserver  une place sur un vol à destination de la Chine.  Le soir, en se couchant et en pensant à sa petite Gertrude, Mlle Charlotte se demandait ce qu’elle pourrait faire pendant ses vacances.  Le lendemain, en préparant ses bagages, elle se demandait si c’était une bonne idée de partir si loin de chez elle.  Rendue dans l’avion, une jeune fille assise à côté d’elle lui demanda : « Êtes-vous une vraie sorcière? »  Mlle Charlotte n’était pas contente mais elle lui répondit doucement.  En arrivant au pays, elle descendit et se rendit compte qu’elle n’était pas en Chine, mais en France.  Elle courut vers l’avion mais celui-ci était décollé.  Pouf!  Plus là! 

Elle alla alors dans l’hôtel le plus proche et demanda une chambre. Elle s’y rendit et découvrit un appartement poussiéreux.  Elle fit son lit tristement et sortit pour visiter la ville.  En passant devant une animalerie, elle vit des animaux tristes et malades.  Ayant pitié d’eux, elle entra en criant : « Laissez aller ces animaux! »  Le directeur Luigii commença  à rire.  Il avait un rire pas comme les autres, un rire malfaisant qui faisait frissonner Mlle Charlotte.   C’est alors qu’elle commença  à pleurer.  Elle alla le voir et le supplia de l’engager. Il hésita, mais Mlle Charlotte faisait tellement pitié qu’il accepta.  Il lui présenta alors Riita, sa collègue.  Cette dernière était une fille aux cheveux bruns bouclés avec les yeux bleu mer.  Elle portait une longue et belle robe noire.  Mlle Charlotte et Riita sont vite devenues  amies.  Le soir, à la fermeture de la boutique, en passant le balai, Mlle Charlotte vit que tous les chiens la regardaient avec des petits yeux.  C’était comme s’ils la dévisageaient, comme s’ils la connaissaient déjà.  Au même instant, elle vit un chiot seul dans son coin: un berger allemand.  Il était solitaire, sans amis, sans famille.  « Pauvre petit! » dit Mlle Charlotte.  Ce soir-là, en se couchant, elle repensa au petit chien qui la regardait.  C’est alors qu’elle s’endormit.

Le lendemain, elle travaillait seule à l’animalerie.  Soudainement, elle eut une idée de génie!  À cet instant, elle prit une pancarte et y écrivit : « Tout animal à un dollar ».  À chaque fois qu’un client venait à la boutique, elle lui disait que chaque animal coûtait un dollar.  Cependant, le directeur  est arrivé et il lui a dit avec sa voix grave: « Premier avertissement!  La prochaine fois, vous êtes à la porte! »  Le jour suivant, un enfant est entré pour regarder les animaux.  Ce petit bonhomme venait voir les animaux à tous les jours. À chaque fois qu’il venait, il demandait à sa mère de lui acheter un animal, mais elle ne voulait pas, car elle disait que cela demandait trop d’entretien. Jour après jour, ce petit garçon de neuf ans venait regarder les animaux et il repartait chez lui une heure plus tard en espérant que sa mère changerait bientôt d'avis. 

Le  soir en rentrant chez elle, Mlle Charlotte avait de moins en moins espoir de sauver les pauvres bêtes.  Elle voulait absolument leur trouver une famille.  Même si ses chances d’y arriver étaient minces, elle continuerait d'essayer.  Ce soir-là, elle construisit une sorte de gros carrosse.  Le lendemain matin, elle alla dehors devant l’animalerie et dit : «  Animaux à donner!  Venez! »  Une dame âgée qui passait par là décida d’adopter six chiens.  Mlle C était vraiment heureuse!  Son idée portait fruit!  Cette journée-là, plusieurs animaux furent adoptés.  À la fermeture de la boutique, il n’en restait que quelques-uns.  Avec l’aide du petit garçon, Mlle Charlotte alla de porte en porte pour y déposer un animal.  Quand le jour se leva, il ne restait plus que deux animaux à donner : il y en avait un pour le petit garçon et un pour la fabuleuse Mlle C.  Elle avait décidé d’adopter le berger allemand.  Elle  le nomma Gertrude en mémoire de sa fameuse roche.

À son réveil, Mlle C se prépara pour aller travailler.  Une fois arrivée à l’animalerie, le directeur Luigii la renvoya.  Il appela des agents pour capturer de nouveaux animaux, mais, comme ils n’avaient pas réussi, M. Luigii ferma sa boutique. Mlle Charlotte, satisfaite des résultats de ses manigances, put repartir en Chine avec son chien, Gertrude, à ses côtés.  Toutefois, la Chine n’était pas comme elle l’avait imaginée : c'était un pays rempli de bagarres.  Tout le monde se battait.  Elle caressa tendrement Gertrude en lui disant : « Je ne serai jamais capable de vivre dans cette ville.  Je déteste la violence! »  Elle alla se reposer dans sa chambre de l’hôtel Wong-Ting-Tang-Toug. Presqu’endormie, elle commença à pleurer.  Elle pleurait tellement que le ciel aussi voulait faire comme elle.  Ce soir-là, avant de s’endormir, elle pensa à ses anciens élèves et aux autres métiers qu’elle avait eus. Depuis qu’elle avait quitté l’école, elle n’avait plus jamais vu de bagarre…  Réussirait-elle à survivre dans ce pays?

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